Peut-on consommer du développement personnel ?

Vous avez pu constater, au travers des différentes ressources du site, que les critères déterminants de la réussite sont :
– Une volonté, une détermination, une ténacité focalisées sur les objectifs, les buts, telles un rayon laser.
– La capacité à rebondir, à rectifier sa stratégie.
– Une bonne dose d’enthousiasme.

Ces qualités, c’est ce qui vous donne du pouvoir, c’est-à-dire une réelle capacité à agir, quelles que soient les circonstances, quels que soient les résultats obtenus.

Quand on s’engage dans une démarche de développement personnel, on fait le choix de cesser de se croire victime des circonstances ; on cesse également de se comporter comme un consommateur qui ne ressent bien-être et satisfaction que quand ses besoins sont satisfaits. D’ailleurs – et tout un chacun en a fait l’expérience – ce bien-être n’est qu’éphémère. Et le consommateur n’a de cesse de chercher à combler, inlassablement ses besoins.

D’ailleurs, je remarque depuis quelques années que ce comportement consumériste gagne les sphères de la formation continue et du développement personnel.

On vient pour consommer de la formation, du développement personnel. Tout cela reste extérieur à soi, on ne s’engage pas, on s’implique a minima et si les résultats ne sont pas atteints, « c’est la faute au formateur » ; « ce n’est pas un bon produit en développement personnel » ; alors on jette.

Ce comportement de consommateur se traduit par ce que j’appelle « le syndrome de la baguette magique » ou encore « tout tout de suite ». Je m’explique. Les personnes que j’accompagne, que ce soit dans le cadre des formations en groupe ou individuellement, traversent toutes un passage difficile quand elles prennent conscience qu’elles ont à s’impliquer, à s’engager, à faire un effort si elles veulent obtenir les changements souhaités.

Je leur propose une métaphore : « quand vous avez voulu apprendre à nager, ou à jouer au tennis, ou à jouer au poker ou au bridge, ou encore quand vous avez voulu apprendre à faire la cuisine, à bricoler, etc, vous avez accepté de passer du temps à apprendre, à expérimenter les gestes que l’on vous montrait. Vous avez accepté de faire cet effort de l’apprentissage, qui a duré un certain temps. Et là, vous pensez qu’en une séance, qu’en deux jours, vous aurez obtenu les résultats que vous souhaitez. Ce n’est pas possible. Pour cela aussi, il faut vous mettre dans une dynamique d’apprentissage. »

C’est là la différence majeure entre un consommateur et un acteur. Le consommateur veut de la facilité, de l’immédiateté, du consommable, du jetable. Tout est extérieur à lui. Il consomme. Il s’installe dans une forme de passivité. Il devient spectateur de sa vie.

L’acteur de sa vie, c’est celui qui réussit, celui qui possède ces qualités que nous avons identifiées au début de l’article : il est volontaire, persévérant, il sait ce qu’il veut et il sait, en son for intérieur, qu’il va réussir.

Si vous êtes dans une mentalité de consommateur, c’est votre choix et vous serez toujours insatisfait car vous recherchez à l’extérieur ce que vous portez à l’intérieur de vous.

Si vous entrez dans la démarche de l’acteur, vous acceptez le risque de « tomber », mais vous êtes prêt à vous relever. Vous êtes prêt à aller à la conquête de votre but, qui n’est autre que la conquête de vous-même.

Et cela, surtout ne me croyez pas sur parole, faites-en vous-même l’expérience, c’est la plus belle des expériences humaines qu’il nous soit donné de faire.

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