La méthode des petits pas

SONY DSCJe vous présente ce mois-ci l’ouvrage de Robert Maurer, qui s’intitule « Un petit pas peut changer votre vie. »

C’est un livre tout à fait extraordinaire qui donne des techniques très simples, notamment pour surmonter ses freins, ses doutes, ses peurs et tenir – enfin – toutes ces bonnes résolutions que l’on prend et qu’on laisse très vite tomber.

Cette méthode des petits pas présentée par Robert Maurer est la traduction, dans notre vie quotidienne, de la technique du kaizen très en vogue au Japon.

Quand on veut introduire un changement dans une situation, nous avons le choix entre deux possibilités :

– Introduire le changement souhaité de manière radicale, sur un laps de temps très bref. Ce que l’on constate, quand on utilise cette stratégie, c’est que, très vite nos anciens travers reviennent au galop dès que notre enthousiasme s’essouffle. C’est ce que tout un chacun a déjà expérimenté dans sa vie.

– L’autre possibilité consiste à faire des petits pas, à poser tout simplement, tout modestement, un pied après l’autre : cette stratégie alternative s’appelle le kaizen, une philosophie tout entière contenue dans ce puissant adage de Lao Tseu : « Même un voyage de 1000 kms commence par un premier pas. »

L’objectif de la méthode des petits pas, c’est de prendre son temps, d’introduire, chaque jour, mais de manière subreptice, une petite amélioration ; c’est la seule façon de progresser et, surtout, de ne jamais revenir en arrière.

Un tout petit changement aide notre mental à agir malgré la peur.

Comment ?

Tous les changements, même positifs, même souhaités engendrent un sentiment d’insécurité, voire d’anxiété. Et lorsque l’anxiété domine, elle nous empêche d’avancer, de tenter de nouvelles choses, d’aller vers nos rêves.

Voici un exemple prosaïque que nous connaissons bien : nous avons pris la bonne résolution de perdre du poids, mais aussitôt pratiquement, nous faisons un écart. Pourtant nous étions bien décidés à nous discipliner.

C’est ignorer le fonctionnement de notre cerveau « à trois étages ».
1) dans la zone inférieure du cerveau se trouve le tronc cérébral, vieux d’environ 500 millions d’années ; il a reçu le nom de cerveau reptilien ; c’est lui qui nous réveille le matin, nous envoie au lit le soir et rappelle à notre cœur de continuer à battre.

2) au-dessus se trouve le cerveau central ou mammalien ; il date d’environ 300 millions d’années et nous le partageons avec tous les mammifères ; il régule la température du corps, est le siège de nos émotions, gouverne nos réactions de fuite ou de combat face au danger.

3) le cortex (environ 100 millions d’années) ; il enveloppe le reste de notre organe et c’est au cortex que nous devons les prouesses de l’intelligence humaine : arts, sciences, pensées et impulsions créatrices… ; c’est à lui que nous faisons appel pour opérer un changement ou démarrer un projet.

Revenons à notre décision de perdre du poids. Chaque fois que notre désir de changement échoue, c’est le fait de notre cerveau mammalien. En effet, c’est en lui qu’est logé un appendice, nommé l’amygdale. L’amygdale est essentielle à notre survie car c’est elle qui crée les réactions de fuite ou de combat, un mécanisme d’alerte commun à tous les mammifères. Elle commande à certaines parties de notre corps de réagir face à une situation de péril immédiat et, pour cela, elle peut stopper les pensées rationnelles et créatives susceptibles d’interférer avec la nécessité physique vitale de fuir ou de combattre.

Le problème que pose l’amygdale avec sa réponse « fuir ou combattre » c’est qu’elle déclenche le signal d’alarme chaque fois que nous faisons un écart dans notre routine rassurante. Le cerveau est ainsi conçu que tout défi, tout imprévu ou tout désir de changement provoque en nous un certain degré de peur. Lorsque le défi consiste dans un nouvel emploi, ou la rencontre d’un inconnu, l’amygdale avertit notre organisme de se préparer à l’action et, de ce fait, l’accès à notre cortex est limité, voire court-circuité.

But important peur accès au cortex diminué échec

Par contre, et c’est là qu’intervient la technique des tout petits pas, des objectifs modestes aisément atteints – commencer par ranger tous les jours une agrafe ou un crayon sur un bureau toujours en désordre par exemple – nous permettront de passer sur la pointe des pieds au large de notre amygdale, la laissant assoupie, incapable de déclencher l’alarme.

But modeste peur évacuée cortex impliqué succès

La technique des petits pas permet au cortex d’initier en quelque sorte un « logiciel » pour programmer le changement désiré, établissant de nouveaux circuits nerveux, construisant de nouvelles habitudes… au fil du temps, résistances et anxiété commencent à faiblir.

Le cerveau humain est programmé pour résister au changement. Face à la peur, il ne propose qu’une alternative : fuir ou combattre. Pourtant, rien qu’avec de petits pas, nous pouvons « recâbler » notre système nerveux et lever les blocages qui nous laissent sur le seuil de nos projets et de nos rêves.

Dans son livre, Robert Maurer donne des exemples très concrets pour nous permettre de surmonter tous ces blocages que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours : comment améliorer nos relations avec les collègues ; faire – enfin – un peu d’exercice physique ; diminuer sa consommation (de nourriture, d’alcool, de tabac, de café…) ; réussir à épargner ; ranger dossiers, garage… ; apprendre une langue étrangère…

La technique des petits pas est adaptée à toutes les situations. Le principe est simple à appliquer. A vous de tester et si vous souhaitez partager vos résultats, laissez votre commentaire.

A vous de jouer !

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