« Même un voyage de 1000 kms commence par un premier pas. » Lao Tseu

Même un voyageLe premier pas
Avons-nous une destinée à accomplir, prévue et écrite dès avant même notre naissance ?
Et si c’est une destinée agréable, tant mieux, sinon nous « ferons contre mauvaise fortune bon cœur », nous « courberons l’échine », « ferons le dos rond » pour laisser passer les tempêtes de la vie.
Si nous croyons que tout est déjà écrit, nous n’avons plus qu’à laisser les événements de notre vie advenir et à y réagir du mieux possible. Nous sommes sur le bord de la rive et attendons ce que le fleuve de la vie va rejeter vers nous.
Sommes-nous déterminés ?
Ou bien pensons-nous que rien n’est écrit à l’avance ? Pensons-nous qu’il nous appartient d’écrire les pages de notre vie, que nous avons toujours le choix et donc la responsabilité de ce qui nous arrive ?
Certes, nous sommes déterminés, dans le sens où nous subissons de naître :
• en un temps
• en un lieu
• en une famille
• et avec un capital génétique
déjà déterminés ; ces paramètres-là, nous ne les choisissons pas.
De plus, nous sommes conditionnés par :
• notre milieu familial
• notre milieu culturel
• la société dans laquelle nous vivons
Nous sommes conditionnés et nous avons appris, au fil du temps, à mettre en place des programmes-types qui nous permettent d’agir et de réagir de telle ou telle manière en réponse à différents stimuli.
Aristote nous donne la clef du changement. Il a dit : « Nous sommes ce que nous répétons chaque jour ». Autrement dit, nous sommes tout cet ensemble d’habitudes que nous identifions à nous-mêmes, à notre destinée ou à la fatalité.
La clef du changement réside alors dans le fait de remplacer les habitudes inefficaces ou néfastes par des habitudes plus bénéfiques, à la fois pour nous-mêmes et pour notre entourage.
L’invitation qui nous est faite n’est donc plus : « Deviens qui tu es », mais « Deviens qui tu veux être. »
A la fin de ce premier pas, 2 questions se posent à vous :
« Qui voulez-vous être ? »
« Quelle vie voulez-vous ? »

Le deuxième pas

Quand je regarde ce qui m’entoure, j’affirme que ce que je vois est la réalité. Et je ne comprends pas que les autres affirment voir autre chose que ce que je vois.
J’affirme mes positions, c’est moi qui ai raison.
Les autres font de même. Alors, finalement, qui a raison ?

En fait, nous regardons le monde avec une paire de lunettes à triple foyer. Nous filtrons les informations reçues par l’intermédiaire de nos 5 sens au moyen de 3 filtres différents :
• le premier filtre me permet de faire un tri dans les milliers d’informations dont je suis bombardé à chaque instant ; j’opère une sélection en fonction d’un certain nombre de critères que je choisis et en fonction des différents conditionnements dont j’ai fait l’objet ; je ne traite donc qu’une infime partie des informations

• le deuxième filtre est constitué de mes émotions ; on dit couramment que les émotions colorent la réalité ; en fonction de la charge émotionnelle liée à un événement, j’aurai une perception plus ou moins altérée de la réalité ; et j’aurai tendance à ne retenir que ces épisodes, personnes, lieux, etc… qu’en fonction de l’émotion ressentie lors de la perception

• le troisième filtre est constitué de mon système de croyances : celles qu’on m’a inculquées et celles que je me suis fabriquée à partir des expériences vécues.

Alors, finalement, qui a raison ? moi ou les autres ?

Une métaphore très connue propose d’imaginer la réalité comme un territoire et notre perception de la réalité comme une carte représentant ce territoire. Et il nous est rapelé que la carte n’est pas le territoire. Elle nous en donne des indications, plus ou moins précises. Mais, aussi détaillée soit-elle, cette carte restera toujours une représentation, un reflet, une image du territoire. Et chacun de nous part à l’exploration de ce territoire, muni de sa propre carte.

A la fin de ce deuxième pas, vous êtes invité à écrire :
• qu’est-ce qui est important pour vous aujourd’hui ?
• écrivez les 3 croyances que vous considérez comme vraies à propos des sujets suivants : la vie, la famille, le travail, l’argent, les relations humaines

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