La force de l’optimisme

Emotions pour réussir 1

Je vous propose dans cet article, non pas véritablement une bibliographie, mais plutôt les notes que j’ai prises à la lecture de l’ouvrage de Martin Seligman « La force de l’optimisme ».

Comme vous le savez, Martin Seligman est une référence dans ce domaine. Il est professeur de psychologie émérite. Il est spécialisé dans les problèmes de comportement et de santé mentale.

Il a également écrit « Changer, oui c’est possible. »

Voici donc mes notes de lecture :

« La dépression connaît une progression ininterrompue depuis la deuxième guerre mondiale. C’est une véritable épidémie dans les pays industrialisés.

Parallèlement, on observe deux autres tendances :
– L’essor du MOI
– Le déclin du sentiment d’appartenance

Notre société est placée sous le signe du MOI. Elle accorde une importance sans précédent aux plaisirs et aux douleurs, aux réussites et aux échecs de l’individu.

Désormais, le MOI est investi de pouvoirs auparavant inconnus : chacun a le droit et la possibilité de se transformer en profondeur. Tel est le souci actuel de maîtriser sa propre vie que l’on vient à considérer le sentiment d’impuissance comme un mal auquel il faut remédier d’urgence plutôt que comme un destin à subir en silence.

Le marché est fondé sur le choix individuel. La publicité a suscité un enthousiasme sans borne pour la maîtrise personnelle. L’individu, motivé par l’hédonisme et grisé par la possibilité de choisir, devient l’une des pièces maîtresses de l’économie.

Résultat : une inflation des attentes en matière de bien-être matériel, avec pour corollaire le développement des exigences de bonheur, dans la vie professionnelle, comme dans la vie affective.

Le travail, autrefois jugé satisfaisant s’il permettait de « gagner sa croûte », doit désormais être intéressant, sans oublier les perspectives de promotion et d’une retraite confortable et le désir de bien s’entendre avec ses collègues.

Ces nouvelles exigences plongent leurs racines dans la multiplicité des choix possibles.

C’est l’individu qui choisit. IL n’a rien en commun avec le paysan de jadis dont la voie s’étendait toute tracée devant lui. L’homme d’aujourd’hui gère sa vie comme une bouillante Bourse des valeurs qui a pour objet la « maximisation » de soi.

Le concept d’individu a connu de nombreuses mutations à travers l’histoire jusqu’à la fin de la Renaissance, où l’individu https://www.francemedicale.net/propecia/ avait à peine droit de cité.

Richesses et technologies se conjuguent pour faire de lui un être qui choisit, qui connaît le plaisir et la douleur, commande, cherche la satisfaction et possède même des attributs aussi curieux que l’assurance, la maîtrise, le respect de soi. C’est ce que j’appelle le nouveau MOI ou Moi maximal, celui qui se soucie de gratifications et des frustrations de sa vie et qui a supplanté le MOI minimal de nos grands-parents.

Avant, comme au Moyen-Age, l’individu se contentait essentiellement d’accomplir son devoir. La vie affective relevait du luxe.

La culture moderne repose sur le moi maximal. Chacun choisit librement parmi une abondance de biens et de services fortement différenciés. Mais ces nouvelles libertés s’accompagnent notamment de la dépression.

L’épidémie de dépression est l’enfant du MOI maximal, conjugué au déclin du sentiment d’appartenance à une communauté et à la perte de tout attachement à un idéal d’envergure.

Sentiment d’appartenance qui incite à croire en Dieu, en la nation, en la famille ou en tout idéal.

Erosion de la famille, baisse de la natalité, sont sources de solitude et de tristesse pour les enfants uniques, alourdie par l’attention redoublée et la pression.

Dès lors que, ni Dieu, ni la famille, ni la patrie n’occupent plus une place dans la vie de l’individu, où peut-on trouver identité, orientation et espoir ?

Une société aussi individualiste que la nôtre offre peu de réconfort à l’être en détresse. Il en va autrement des sociétés « primitives », jusqu’à la dissolution des liens de solidarité.

Quel sens de la vie ? C’est surtout ce type d’attachement qui fait cruellement défaut aujourd’hui : le moi ne peut devenir le lieu privilégié du sens de la vie : d’où un sentiment de vide.

Il est important de réduire sa propre importance afin d’éviter la dépression et le sentiment du vide. Diminuer l’obsession du bien-être immédiat.

La dépression a en partie pour origine un surinvestissement de l’individu dans ses problèmes personnels et un sous-investissement dans tout ce qui se situe en dehors de lui. »

Je pense qu’il y a réellement matière à réflexion et à action. Je vous encourage à lire cet ouvrage.

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