Etes-vous certain que vous n’avez pas le choix ?

Pas le choixVous sentez-vous « embourbé », « enlisé », « coincé » dans une situation ? Vous voudriez en sortir, mais vous n’y arrivez pas, vous dites : « Je voudrais m’en sortir mais je n’ai pas le choix. »

Bonne nouvelle : vous avez le choix ; vous avez toujours le choix ; vous êtes toujours en train de choisir même quand vous êtes persuadé que vous êtes « obligé ».

Je vois vos yeux s’écarquiller de surprise !

Tant en formation, qu’en séances de coaching, j’entends les personnes me rétorquer : « Mais je suis obligé(e), je n’ai pas le choix ! ».

Si. Vous avez le choix.

Avez-vous déjà entendu parler du Docteur FRANKL ?

Viktor Frankl était psychiatre, docteur en médecine, docteur en philosophie. Durant la seconde guerre mondiale, il a été déporté et a connu l’enfer de 4 camps de concentration, pendant 3 ans. Viktor Frankl est le fondateur de la logothérapie, qui est une psychothérapie fondée sur le sens de la vie.

Viktor Frankl écrit : « L’être humain n’est pas « uniquement » le produit des conditions biologiques, psychologiques et sociologiques ou encore de l’hérédité et de son environnement. Certes, la personne humaine est limitée, tout comme sa liberté. Elle n’est pas libre par rapport aux conditions qui l’entourent, mais elle peut déjà prendre position à leur égard. L’être humain n’est pas complètement conditionné ; il a le choix d’accepter les conditions qui l’entourent ou s’y opposer. Il ne fait pas qu’exister, mais il façonne lui-même sa vie à chaque moment. »

La responsabilisation est en lien direct avec cette autre notion fondamentale de proactivité, que Stephen Covey a développée à partir des travaux de Viktor Frankl.

Stephen Covey écrit : « Viktor Frankl a découvert un principe fondamental de la nature humaine : entre le stimulus et la réponse, l’homme a la liberté de choisir.

En découvrant le principe de base de la nature humaine, Frankl a décrit une carte exacte de l’homme à partir de laquelle il a pu développer la première et la plus fondamentale des habitudes, quel que soit l’environnement : l’habitude de la proactivité : en tant qu’êtres humains, nous sommes responsables de nos propres vies ; notre comportement découle de nos décisions et non de notre conditionnement. »

« Le coaching puise sa philosophie dans la métathéorie humaniste et existentialiste. Cette théorie s’appuie sur le caractère unique de chaque individu et sur notre capacité à faire des choix dont nous seuls portons la responsabilité. Vous n’êtes pas victime des circonstances ! Vous avez toujours le choix. » in Psychologie pour les nuls

Ce que j’expérimente en tant que coach, c’est cette vision de l’individu responsable, en capacité de faire des choix, de trouver et de mettre en œuvre ses propres solutions, et à assumer les conséquences de ses choix.

C’est cela qui est au cœur du processus du coaching. A noter qu’au-delà des divergences de méthodes et des différences d’écoles, il semble bien que les coachs s’accordent au moins sur un point, à savoir que le coaching est un processus de responsabilisation qui permet à la personne de trouver et de mettre en œuvre ses propres solutions.

Or, pour qu’elle trouve ses propres solutions, le préalable nécessaire, c’est qu’elle se sente, non seulement en capacité de les trouver, mais d’abord et avant tout, qu’elle prenne conscience que c’est elle qui tient les rênes de ses décisions.

J’ai accompagné un homme d’une trentaine d’années, au chômage depuis 18 mois, qui se trouvait, au début de l’accompagnement, dans une spirale négative de déficit d’estime de soi, de non-confiance en soi, de dévalorisation de soi.

A la fin du coaching, qui s’est déroulé sur une période de 4 mois, il m’a fait le feed-back suivant : au départ, il s’était dit « pourquoi ne pas tenter l’expérience », mais il était sceptique quant aux résultats. Au final, il est sorti d’une position attentiste face à la vie et il prend des décisions, ce qu’il ne parvenait pas à faire avant le coaching : « je tournais en rond ». Il a vécu cet accompagnement comme quelque chose de « très puissant » et ce qui l’a tout particulièrement intéressé et qu’il a intégré, c’est qu’il a pu trouver lui-même « ses propres solutions » et, en me disant cela, il en était encore tout émerveillé. De passif, il est devenu acteur. Il a pris conscience – et il le met en pratique désormais – qu’il est capable de, qu’il sait prendre des décisions. Il a pris les rênes de sa vie, il est re-devenu responsable. « Le résultat est énorme. Je tente l’expérience et les résultats dépassent de loin ce que je pouvais en attendre. Vous ne guidez pas, c’est la personne qui s’auto-guide ; les solutions sont en nous, bien enfouies dans les tiroirs. C’est très puissant. »

« L’être humain choisit son destin. Dans les limites de ses dons naturels et de son environnement, il est responsable de ce qu’il devient. » Viktor Frankl

Pour illustrer ce qu’il avance, Viktor Frankl donne un exemple, celui d’un homme devenu totalement paralysé à la suite d’un plongeon et qui lui a dit : «Je me suis cassé le cou, ce n’est pas lui qui m’a cassé ». Viktor Frankl commente ainsi cette parole forte : « Si on ne peut pas faire disparaître la cause de sa souffrance, on doit par contre changer d’attitude. Jerry ne choisit pas de se casser le cou, mais il prit réellement la décision de ne pas se laisser abattre par son malheur. »

Quand les personnes insistent, sont encore sceptiques, je leur lis cet extraordinaire extrait de « Donner un sens à sa vie » de Victor Frankl :

« Ceux qui ont vécu dans les camps se souviennent de ces prisonniers qui allaient, de baraque en baraque, consoler leurs semblables, leur offrant les derniers morceaux de pain qui leur restaient. Même s’il s’agit de cas rares, ceux-ci nous apportent la preuve qu’on peut tout enlever à un homme, excepté une chose, la dernière des libertés humaines : celle de décider de sa conduite, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il se trouve. »

Quel rapport avec le début de cet article ? Quand une personne reste dans son entreprise alors qu’elle y souffre beaucoup et qui dit qu’elle est obligée d’y rester, qu’elle n’a pas le choix, je lui réponds : « Qui décide de rester dans cette entreprise ? » Silence. « Qui, à part vous, décide d’y rester ? ». « Oui, mais je n’ai pas le choix, je ne peux pas me permettre de démissionner et de perdre mon salaire. » « Qui vous dit de démissionner ? ». « Qui vous oblige à rester ? Est-ce que quelqu’un vous met le couteau sous la gorge pour vous obliger à rester ? » « Ben non. » « C’est donc bien vous qui choisissez de rester. » « Ben oui, mais je suis bien obligé… »

Je dis alors : « Reprenez les rênes de votre vie. Quand vous dites que vous êtes obligé, que vous n’avez pas le choix, vous vous posez en victime qui subit les choix des autres, vous éprouvez un fort sentiment d’impuissance qui vous engage dans une spirale négative. Par contre, quand vous dites que vous choisissez de rester à ce poste, même si vous n’y êtes pas bien, mais que grâce à cela, vous pouvez continuer à subvenir aux besoins de votre famille et à assumer vos responsabilités, vous retrouvez de la puissance, c’est-à-dire votre capacité à agir. La situation est la même. Ce qui change, c’est la perspective : comment vous voyez, lisez, choisissez d’interpréter la situation. Vous n’avez pas choisi de vivre ces périodes de restructuration, de réorganisation, etc, mais vous pouvez choisir de décider de la conduite que vous allez tenir dans ces circonstances défavorables. »

La liberté de choix est une notion capitale à intégrer, si vous voulez réussir, quel que soit votre projet. C’est vous qui choisissez, c’est vous qui êtes responsable de vos décisions et de vos actions et en cela, vous vous trouvez dans une dynamique très positive qui vous conduira vers le succès quels que soient les obstacles qui pourront surgir sur votre route.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page