Comprendre l’autre c’est l’écouter

Comprendre l'autreNous croyons trop souvent :

 Qu’il suffit de parler pour être entendu.

 Qu’il suffit d’être clair pour être compris.

 Qu’il suffit d’être sincère pour être cru.

 Que bonne volonté et intentionnalité positive suffisent pour s’entendre avec autrui.

Mais, mais…

 Les mots recouvrent des intentionnalités, des réalités, des propositions très variables.

 Ce qui est entendu est différent de ce qui est dit (Cf. « les pertes de communication »).

L’erreur que nous commettons tous quand nous sommes en face d’un interlocuteur, c’est qu’en réalité, au lieu d’être concentré sur lui, sur ce qu’il nous dit, nous sommes centrés sur nous.

Ces erreurs sont autant de difficultés :
• Entendre sans écouter.
• Avoir des idées toutes faites (idées préconçues sur le message transmis).
• Désir de parler.
• Désir d’avoir raison (préparer ses propres interventions).
• Manque d’intérêt pour les propos de l’autre.
• Animosité vis-à-vis de l’émetteur (tics, expressions…).
• Perception sélective (écouter uniquement ce qui correspond à nos attentes et rejeter ce qui est discordant).
Si nous souhaitons avoir un impact positif sur notre interlocuteur, nous devons apprendre à ECOUTER.

Ecouter c’est notamment…

– se débarrasser de ses a priori,

– être attentif, ouvert, disponible,

– ne pas porter de jugement,

– faire preuve d’empathie,

– reformuler,

– percevoir les mots mais aussi les significations,

– observer le non-verbal (gestes, attitudes…).

Comment écouter ?

Adoptez ce qu’on appelle une attitude non verbale ouverte :
• ne rien faire d’autre qu’écouter,
• avoir un regard attentif,
• acquiescer régulièrement et silencieusement,
• être légèrement penché en avant, vers son interlocuteur.

Concentrez-vous sur ce que vous dit votre interlocuteur :
• évitez de l’interrompre,
• continuez de l’écouter même si vous pensez l’avoir compris,
• respectez ses silences,
• évitez de penser déjà à la réponse que vous allez lui donner,
• faites-lui préciser le sens de certains termes.

Synchronisez-vous sur votre interlocuteur, au niveau :
• du ton et du rythme de la voix,
• des attitudes,
• de la posture,
• des mots utilisés.

Montrez une attitude de compréhension en reformulant :
• les faits,
• les sentiments, idées, opinions.

Et gardez bien présent à l’esprit que cette attitude d’écoute active est d’autant plus nécessaire qu’il faut prendre en compte les déperditions de communication :
• Ce que j’ai à dire (100%)
• Ce que je pense à dire (90%)
• Ce que je sais dire (80%)
• Ce que je dis effectivement (70%)
• Ce qu’il entend (60%)
• Ce qu’il écoute (50%)
• Ce qu’il comprend (40%)
• Ce qu’il admet (30%)
• Ce qu’il retient (20%)
• Ce qu’il répètera (10%)

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