Changer : oui, mais…j’ai peur

Je connais beaucoup de personnes qui disent vouloir changer. Pas complètement, bien sûr, mais changer un aspect de leur personnalité ou de leur comportement qui leur porte préjudice.

Ces personnes viennent me consulter en tant que coach et, souvent, en fin de premier entretien, elles me disent : « En fait, je m’aime bien comme je suis ; je veux changer mais… »

Vous reconnaissez le fameux « Oui, mais » qui vous empêche de progresser ?

C’est normal. Vous voulez changer et vous avez peur en même temps.
Peur de quoi ? Peur de vous perdre, peur de devenir étranger à vous-même…

Vous voyez, dès qu’on parle de changement, on y associe la peur.

C’est vrai que le plus grand obstacle à notre progression, à notre développement personnel, c’est bel et bien la PEUR. Nous avons peur de beaucoup de choses, chacun peut dresser la liste de ses peurs.

Byron Katie dans son livre « Investiguez vos pensées. Changez le monde », écrit :
« La peur n’a que deux causes : la pensée de perdre ce que vous avez et la pensée de ne pas avoir ce que vous voulez. »

Cette définition s’applique parfaitement au processus du changement : nous avons peur de perdre quelque chose, d’autant plus peur que nous ne savons pas si nous allons gagner quelque chose en contrepartie de cette perte.

Nous avons peur de quitter ce qu’on appelle en coaching notre zone de confort. Et cette peur, la plupart du temps, est plus forte que notre désir de changer.

Heureusement, il y a des techniques et des méthodes pour contourner ces obstacles et c’est ce que je vais vous présenter maintenant.

Le changement est opposé à la routine.
Bien sûr, cette routine nous est nécessaire, elle nous permet de penser et d’agir d’une manière automatique, pour tout ce qui est du quotidien. Cette routine est constituée des habitudes que nous nous sommes créées. Mais parmi ces habitudes, il y en a qui ne vous sont plus utiles ou qui vous empêchent de progresser.

Le changement va donc consister, non pas à éliminer les habitudes dont vous ne voulez plus, mais à en créer de nouvelles.

Vous allez vous créer de nouvelles habitudes, en douceur, de manière imperceptible, pour que votre « cerveau » reste tranquille et continue de croire que vous êtes toujours dans votre cercle d’habitudes.

Votre cerveau ? Plus précisément, ce petit organe appelé l’amygdale et qui est logé dans la partie de notre cerveau qu’on appelle le cerveau mammalien.

Comme l’écrit le psychologue américain Robert Maurer, dans son petit ouvrage : « Un petit pas peut changer votre vie » :
« Chaque fois que notre désir de changement connaît un blocage, c’est le fait de notre cerveau mammalien. C’est en lui qu’est logée l’amygdale, essentielle à notre survie car elle génère les réactions de fuite ou de combat, un mécanisme d’alerte commun à tous les mammifères. Elle commande à certaines parties de notre corps de réagir face à une situation de péril immédiat et, pour cela, elle peut stopper les pensées rationnelles et créatives susceptibles d’interférer avec la nécessité physique vitale de fuir ou de combattre.
Le problème que pose l’amygdale avec sa réponse « fuir ou combattre » c’est qu’elle déclenche le signal d’alarme chaque fois que nous faisons un écart dans notre routine rassurante. Le cerveau est ainsi conçu que tout défi, tout imprévu ou tout désir de changement provoque en nous un certain degré de peur. »

Les méthodes et techniques proposées vont vous permettre de « contourner » l’amygdale et d’éviter ainsi qu’elle ne déclenche le programme « Sauve qui peut ! ».

Avant de vous présenter ces méthodes et techniques, je vous propose de prendre quelques minutes de réflexion et de poser par écrit ce que vous voulez changer. Attention, il est important que ce changement ne dépende que de vous !
Vous divisez votre feuille en trois colonnes :
• Première colonne : le ou les changement(s) que je veux
• Deuxième colonne : ce qui m’empêche aujourd’hui d’opérer ces changements
• Troisième colonne : la peur qui se cache en dessous de ces obstacles.

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