« C’est urgent ? »

Combien de fois ai-je entendu cette question en réponse à la demande d’un collègue qui sollicitait la personne en question !
Ou encore, en réunion de service, quand il s’agit de prendre en charge une nouvelle activité ou responsabilité – même temporaire – cette même personne répond invariablement : « C’est urgent ? »
« Moi, je ne peux pas le faire, j’ai trop d’urgences » ; ou encore, à l’anglaise, comme les avions : « Je ne peux vraiment pas : je suis surbookée. »
Au point que j’ai l’impression qu’elle est débordée, dépassée par les « urgences », qu’elle croule sous cette montagne d’urgences, qu’elle souffre de cette plaie ouverte « urgences ».
L’urgence !
Quel est ce monstre qui ronge de l’intérieur toutes ces organisations ? Quel poison inocule-t-elle ? Comment la machine a-t-elle pu s’emballer ainsi sans que personne ne s’en rende compte ?

Lors des formations que j’anime sur la gestion du stress, immanquablement, au moins un participant me dit qu’il ne sait plus comment gérer les urgences : en effet, dans son service, ils disposent à présent de 3 tampons encreurs. Le premier est destiné à estampiller les documents « Urgent » ; le deuxième est destiné aux documents qui nécessitent un traitement « Très urgent » et… extraordinaire, la troisième génération de tampons est ainsi libellée « TTU », autrement dit « Très très urgent » !
Vous qui lisez cet article à cet instant, peut-être reconnaissez-vous ces pratiques et êtes vous-même en difficulté pour hiérarchiser les priorités, en fonction des urgences.
Ce qui suit va vous rassurer tout de suite : il n’y a qu’un critère qui détermine si la tâche à exécuter est urgente ou non et c’est précisément son caractère d’urgence factuel. J’écris factuel et vous allez tout de suite https://www.latunisiemedicale.com/medicale/acheter-cialis/ comprendre pourquoi.
L’urgence, c’est ce qui doit être fait séance tenante, qui ne souffre aucun délai. C’est la crise, c’est l’incendie qui se déclare, c’est l’accident. Ce sont toutes ces tâches qui, si vous ne les traitez pas tout de suite, entraîneront des conséquences dommageables et irréversibles.
Certains métiers sont des métiers de traitement des urgences : les pompiers, les médecins urgentistes, les salariés qui ont en charge la maintenance dans une usine, un bâtiment et dont le rôle est de répondre à toutes les sollicitations de réparation et de maintien en état.
Mais ce n’est pas le cas général. En tout cas, pas dans les bureaux. Il est certain néanmoins que si j’ai tardé à réaliser une activité au préalable planifiée, je vais me trouver en situation d’urgence car il serait dommageable de ne pas respecter les délais. C’est le cas par exemple pour des réponses à des appels d’offre. Dans ce cas, il n’y avait pas d’urgence au départ. C’est un problème d’organisation qui a conduit à cet état de fait.
Autrement dit, tous ces « urgent » « très urgent » et autres « TTU » sont, la plupart du temps, vous en conviendrez je pense, le fait de hiérarchiques ou de collaborateurs qui ont leur lecture personnelle, donc subjective du délai à accorder – ou non – à la réalisation d’une tâche.
Vous pouvez donc dès à présent commencer à déculpabiliser : c’est normal que vous soyez perdu-e, que vous ne vous en sortiez pas sous cet amoncellement d’urgences variées. A l’origine, vous n’y êtes pour rien.
Relax donc ! Détendez-vous, déstressez sur ce point.
Je vous indiquerai, dans la suite de ces articles les trucs et astuces qui vous permettront de retrouver calme et sérénité et de maintenir votre cap !

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