Est-ce que notre corps influence nos pensées ?

Corps influenceAvez-vous déjà fait cette petite expérience ?
Vous vous regardez dans un miroir, vous affaissez vos épaules, vous vous regardez d’un air triste, vous rentrez la tête dans les épaules, vos bras sont ballants. Comment vous ressentez-vous ?
Dites-vous à présent, toujours en maintenant cette attitude, « je suis bien, je pète la forme, je suis plein d’enthousiasme. »
Arrivez-vous à vous convaincre ?
Par contre, dites-vous : « j’en ai marre, rien ne va, je ne suis pas au mieux de ma forme… ». Est-ce que cela vous semble plus cohérent avec votre attitude ?

Deuxième partie de l’expérience : toujours face au miroir, redressez les épaules, bombez le torse, dégagez votre nuque de vos épaules, souriez. Soyez attentif à vos ressentis intérieurs.
Dites-vous à présent : « J’ai la pêche, je suis en pleine forme. »
En êtes-vous convaincu ?
Maintenant, tout en maintenant la posture, dites : « Je suis déprimé, je ne vais pas bien. »
Ces paroles vous paraissent-elles refléter votre attitude physique ?

Intéressant n’est-ce pas ?
Vous pouvez constater par vous-même que certaines attitudes corporelles engendrent un certain type de pensées. Difficile de croire et de faire croire aux autres qu’une attitude « affaissée » reflète enthousiasme, forme, combativité. De la même façon, difficile de croire et de faire croire qu’une attitude tonique reflète des paroles défaitistes.

Les psychologues appellent cette influence du corps sur la pensée « la cognition incarnée ».

Une étude a été menée sur un groupe de volontaires auxquels il a été proposé de participer à différents jeux. Les résultats des observations montrent que ceux à qui il avait été demandé de placer leur main sur le cœur avaient beaucoup moins triché que ceux qui n’avaient pas fait le geste. Or ce geste, nous avons l’habitude de le faire pour attester de notre franchise.

Ce geste symbolique est associé, pour nous, à la droiture. Le faire nous inciterait donc à être ce qu’il symbolise.

Autre geste symbolique, dont nous avons perdu la signification est la poignée de main. Sa pratique remonterait aux temps des chevaliers : tendre la main droite (car tous les chevaliers étaient formés pour être droitiers), indiquait que l’on n’avait pas l’intention de dégainer son épée. La poignée de main était également le signe que les interlocuteurs étaient venus sans arme qui aurait pu être cachée dans le poing. C’est donc un geste porteur de paix et de confiance réciproque.

Donc, quand nous serrons la main à quelqu’un, en étant conscient de la portée de ce geste, nous signifions notre volonté d’instaurer un climat de confiance. D’ailleurs, si nous sommes défiant vis-à-vis de notre interlocuteur, nous ne lui serrerons pas la main.

Quel rapport avec la confiance en soi ?
Le rapport est simple : pour augmenter votre confiance en vous, vous pouvez non seulement agir sur vos pensées et vos émotions, mais aussi sur vos attitudes corporelles.

Identifiez les attitudes qui vous font ressentir de la confiance et habituez-vous à les adopter le plus souvent possible. Vous créerez ainsi des « chemins neuraux » qui renforceront de plus en plus votre confiance en vous-même.

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