Archives des récits de 2014

chroniquesOdile, ou la réussite sociale :

Elle s’appelle Odile. Dans un an, elle part à la retraite. C’est une femme pétillante, dynamique, dont le visage parcheminé laisse deviner les épreuves traversées avec succès.
Elle est partie du bas de l’échelle sociale ; elle en a gravi tous les échelons jusqu’à devenir directrice d’un service de 50 personnes dans une collectivité territoriale.

Elle a commencé à travailler à l’usine textile de son village, dès l’âge de 14 ans.
Son travail consistait à retourner des bas en nylon. Elle a travaillé dans cette usine pendant 20 ans.
Puis, un jour, elle a décidé de « voir autre chose » et, prenant son courage à deux mains, mue par une volonté sans faille, elle reprend des études et passe concours sur concours.

Quand je discute avec Odile, ce qui me frappe, c’est sa bonne humeur, sa joie de vivre,
sa soif d’apprendre et de comprendre toujours aussi vivace, c’est aussi sa bienveillance envers tout un chacun.

Quand je lui demande ce qu’elle pense de cette éclatante réussite, elle reste humble.
Pour elle, c’est simplement un parcours de vie, semé d’embûches certes, mais dont elle a beaucoup appris.
En fait, Odile ne parle pas de réussite. Ce fut son chemin ; elle en est contente, fière même et son message,
celui qu’elle veut laisser aux jeunes générations, c’est qu’il faut croire en soi et que tout est possible,
pour peu qu’on ait la volonté et la détermination.

Ma chère Odile, je ne sais pas si vous vous reconnaîtrez au travers de ce court portrait.
Sachez toute l’admiration et l’amitié que j’ai pour vous et laissez-moi vous remercier
pour ce que vous êtes et pour l’exemple incarné que vous représentez.

chroniquesAnnabelle ou comment réussir même à 55 ans :

Quand j’ai rencontré Annabelle, elle avait « le moral dans les chaussettes ». Elle venait de donner sa démission d’un poste dans lequel elle se sentait très mal, dans un milieu essentiellement masculin qu’elle vivait comme très machiste. Elle savait le risque qu’elle prenait en démissionnant, mais c’était pour elle, à ce moment-là, une question de survie.
Elle était plutôt confiante ; elle pensait retrouver assez vite un autre job. Elle se met en recherche et le temps passe. Et plus le temps passe, et plus elle se décourage. C’est à ce moment-là qu’elle me demande de la coacher.

Annabelle a poursuivi sa recherche pendant plusieurs mois et, finalement, elle a ouvert une boutique de décoration. Elle était ravie, épanouie dans ce nouveau travail dans lequel elle s’investissait totalement, tant elle y prenait plaisir.
Puis la crise est arrivée et elle a dû fermer boutique.

Tout était à recommencer. Mais chercher quel type de travail ? Où ? Comment ?
Mais Annabelle est une personne courageuse et déterminée. Elle m’a demandé une nouvelle fois de l’accompagner et voici sur quoi nous avons essentiellement travaillé :

  • Sur ses croyances limitantes : « Tu te rends compte, à mon âge, je ne vais jamais trouver de travail » (A cette époque elle avait 55 ans).
  • Sur son manque de confiance en soi.
  • Sur sa façon de se présenter en entretien.

Et c’est ainsi que, à l’âge de 55 ans, Annabelle a décroché ce poste de commerciale dans un secteur qu’elle apprécie particulièrement. Ils étaient 5 candidats en lice. Et sa fierté c’est de se dire qu’elle a été embauchée, non pas parce que l’employeur pouvait bénéficier d’aides liées à son âge, mais sur son expérience professionnelle, et sur ses qualités personnelles.

Ce qui me frappe chez Annabelle, c’est :

  • Sa volonté, sa détermination.
  • Sa combativité, son courage.
  • Son professionnalisme.
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